dimanche 20 mars 2011

Qui sommes nous ? Comment fonctionne ce blog ?

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Nous sommes des élèves de 3ème du Collège Jules Verne du Mayet de Montagne dans l'Allier. Nous préparons le concours national de la Résistance et la déportation 2011.Nous avons choisi d'aborder le thème de la répression de la Résistance en France durant la Seconde Guerre Mondiale à partir de l'évocation de cinq œuvres de cinéma. 
A partir des onglets de notre blog vous trouverez une présentation de ces œuvres puis des fiches séquences  (illustrées par quelques liens vidéos) choisis autour du thème de la répression. 
A la fin de chaque "fiche séquence" vous trouverez un  lien documentaire qui approfondit l'approche historique de chaque thème, au delà de la fiction.
Lien vers :  Chronologie de la répression de la résistance en France
Lien vers :  Les sources de notre travail

Lien vidéo : L'affiche rouge / La fabrique de la propagande


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mercredi 16 mars 2011

Chronologie de la répression et de la résistance en France

Septembre 1939 – Juin 1940
La guerre

1er sept 1939 : La Pologne alliée de la France est envahie par l’Allemagne nazie.
3 sept : la France et le Royaume Uni déclarent la guerre à l’Allemagne. Les français en âge de se battre sont mobilisés.
Sept 1939-mai 1940 : La « drôle de guerre » : pas de combat les soldats des deux camps attendent sur le front une éventuelle attaque
10 mai 1940 : l’armée allemande envahit les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg et arrive en France. C’est la « guerre éclair ».
14 juin 1940 : Paris est occupé
16 juin : le maréchal Pétain devient président du Conseil.
17 juin : le maréchal Pétain appelle à cesser le combat.
18 juin : Appel du général de Gaulle depuis Londres pour continuer le combat
22 juin : l’armistice est signée à Rethondes. La France vaincue doit de soumettre aux
conditions du vainqueur nazi.

Juin 1940 - Été 1941
Répression judiciaire autour de condamnations à mort et propagande par affiches

Les premières actions résistantes sont sanctionnées avec beaucoup de dureté.
Juin 1940 : Procès du général de Gaulle : condamnation à la prison puis à mort.
Juillet 1940 : le droit pénal allemand s’applique sur tout le territoire français occupé. Toute atteinte portée aux forces d’occupation est un acte répréhensible qui doit être châtié.
Septembre 1940 : * le commandement militaire allemand légitime la prise et l’exécution d’otages dans le but d’effrayer la population française.
* Premier recensement des juifs dans la zone occupée
Octobre 1940 : * statut des juifs adopté par vichy
* Les autorités visent à mettre à mal la presse clandestine (décret de la préfecture de paris interdisant d’acheter une ronéo, de l’encre et du papier sans justification professionnelle).
* Arrestation par la police de Vichy de nombreux militants communistes.
11 novembre 1940 : première manifestation (5600 personnes) à Paris réprimée par la police française (1000 arrestations)
1941 : Création de la police nationale par René Bousquet
Les GMR sont aussi crées cette année-là. Ce sont les groupe mobiles de réserve (aujourd'hui CRS) qui vont être employés dans la lutte contre les maquis en 1943 et 1944.
Mai 1941 : * Procès du réseau de renseignements Nemrod, premier procès concernant un groupe de résistants. Tous sont condamnés à mort.
* Première rafle anti-juive par la police française à Paris


Eté 1941 à l’automne 1942
La répression se durcit en même temps que la résistance s’intensifie.

Les arrestations de militants communistes s’intensifient avec l’attaque de l’URSS par l’Allemagne.
Août 1941 : Vichy crée des juridictions spéciales pour juger les « activités terroristes ».
Septembre 1941 : Vichy crée un tribunal d’état pour juger tous les actes contre la sécurité du peuple.
Automne 1941 : Mise en place du code des otages. Pour un soldat allemand tué, 50 à 100 communistes seront exécutés. Les avis d’exécutions sont placardés sur les murs afin de terroriser la population. En octobre 1941, en représailles à des attentats contre des soldats allemands, 48 otages seront exécutés à Châteaubriant, 50 près des Bordeaux. En décembre 1941, 95 otages seront fusillés en région parisienne.
7 décembre 1941 : le décret Nuit et brouillard « natcht und nebel » est instauré par les autorités nazies. Il ordonne la déportation en Allemagne de tous les ennemis du Reich. Tous les déportés devront l’être dans le secret absolu. Cette mesure vise à ne pas ériger les résistants arrêtés et condamnés à mort en martyrs mais à les faire "disparaitre".
Février 1942 : Procès à Riom d’anciens ministres du front populaire (Léon Blum, Edouard Daladier)
Mars 1942 : Deux procès de résistants à grand spectacle sont fortement « médiatisés » (procès de jeunes francs tireurs communistes et procès dit de « la maison de la chimie »)
Avril 1942 : Pierre Laval revient aux affaires : il relance la politique de collaboration en particulier en matière de répression.
Eté 1942 : accélération des convois de déportés juifs
Juillet 1942 : rafle du Vel d’hiv à Paris
Août 1942 : accord entre Karl Oberg (chef des services de sécurité du Reich en France) et René Bousquet : la police française doit livrer aux nazis tout inculpé ayant lutté contre les intérêts allemands.

Décembre 1942 - Septembre 1943L
Les déportations sont privilégiées pour rendre plus « discrète » la répression

Novembre 1942 : les allemands envahissent la zone sud non occupée. La répression se durcit. Désormais, les autorités nazies décident et contrôlent tout.
Janvier 1943 : Création de la Milice, organisation paramilitaire, qui collabore avec les autorités nazies pour traquer les Résistants.
Avril 1943 : nouveaux accords Bousquet/Oberg
Août 1943 : premier convoi de « personnalités otages ».
Octobre 1943 : attentat contre Julius Ritter (responsable du STO en France) par les FTP MOI de Missak Manouchian. Même si la politique d’exécution d’otages est arrêtée depuis l’automne 1943 à titre exceptionnel 50 otages sont extraits des geôles du fort de Romainville pour être exécutés en représailles.
Janvier 1944 : loi de Vichy créant les cours martiales.
Février 1944 : procès et exécution des 23 FTP moi du groupe de Missak Manouchian. Affiche de propagande «  l’affiche rouge » qui présente les résistants comme l’armée du crime.

Printemps et été 1944 : la spirale de la répression

La Résistance monte en puissance. Ses actions se multiplient et ses rangs grossissent depuis en particulier l’instauration du STO. Les maquis s’organisent. La répression devient impitoyable. Les convois de déportation se multiplient.
Avril/juillet 1944 : de multiples actions ont lieu contre les maquis dans diverses régions de France (Dordogne, Corrèze, Ain, Jura, Mont Mouchet en Auvergne, Vercors)
Juin 1944 : la population est prise également pour cible. La division SS Das Reich massacre, pille et incendie les maisons à Oradour sur Glane et en tue tous les habitants.
Eté 1944 : les déportations continuent même si les allemands savent qu’ils ont perdu la guerre.
Jusqu’au bout les résistants sont traqués, arrêtés et exécutés.








Les sources de notre travail

Ouvrages généraux

MARCOT François et alii dir., Dictionnaire historique de la Résistance, Robert Laffont, coll. Bouquins, 2006.

RIEUBLANDOU Pierrette, J’ai vécu la Résistance, Bayard Jeunesse, Les dossiers Okapi, 2006

La répression de la Résistance en France par les autorités d’occupation et le régime de Vichy, La lettre de la fondation de la Résistance n° 62 septembre 2010 

Ouvrages sur la région

MONCORGE Raymond, Montagne Bourbonnaise 1939-1945, 2004

Sites Internet

" Dans la nuit la liberté... " La répression de la Résistance par les autorités d'occupation et le régime de de Vichy, 10-11 Bulletin pédagogique annuel édité par le Musée de la Résistance nationale et le CRDP de l'Académie de Créteil, http://www.musee-resistance.com/IMG/pdf/CNRD2011_DossierResistance_telechargeable.pdf

La répression de la Résistance en France par les autorités d'occupation et le régime de Vichy, Brochure  réalisée par les services éducatifs des Archives départementales du Doubs, du Jura, de la Haute-Saône et du Territoire de Belfort, des Archives municipales de Montbéliard et de Saint-Claude et le Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon  http://missiontice.ac-besancon.fr/hg/grenier/doc/livret_resistanceweb.pdf

La répression de la Résistance en France par les autorités d'occupation et le régime de Vichy 
Brochure réalisée par le Musée départemental de la Résistance et de la Déportation. de la Haute-Garonne.

Filmographie
 
La bataille du rail, Réné Clément, 1946
L’armée des ombres, Jean-Pierre Melville, 1969
Lacombe Lucien, Louis Malle, 1973
L’affiche rouge, Frank Caseenti, 1975
Le vieux fusil, Robert Enrico, 1975
L’année dernière à Vichy, Paule Muxel, Bertrand de Solliers, 2008

mercredi 2 mars 2011

Comment fonctionne ce blog ?

Nous avons choisi d'aborder le thème de la répression de la Résistance en France durant la Seconde Guerre Mondiale à partir de l'évocation de cinq œuvres de cinéma. 
Dans les pages films de notre blog vous trouverez une présentation de ces œuvres puis des fiches séquences  (illustrées par quelques liens vidéos) choisis autour du thème de la répression. 
A la fin de chaque "fiche séquence" vous trouverez un  lien documentaire qui approfondit l'approche historique de chaque thème, au delà de la fiction.

Lien vidéo : La bataille du rail / L'exécution

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Lien documentaire : Exécutions et politique des otages
Retour : La bataille du rail

Lien documentaire : Résistance dans l'Allier : Alice Arteil

Alice Arteil est née à Saint-Just-en-Chevalet à deux pas de Roanne dans les monts du Forez. Connue par le commerce du tissu familial, la guerre en fit une femme hors du commun.

Elle était mariée, mais son mari, mobilisé, fut fait prisonnier. Avant de partir il eut la chance de voir naître leur fille. Il ne savait pas alors que les évènements feraient de lui un prisonnier de guerre et qu'il resterait pendant cinq années sans les voir.

En 1942 Alice est contactée par la résistance dans la Loire. Sa mission est bientôt de protéger et de recueillir les chefs militaires recherchés par la Gestapo et la milice, ainsi que de recevoir et de mettre en lieu sûr les parachutages. Elle organise des sabotages de voies ferrées importantes et de lignes de téléphoniques. En 1943 elle se retrouve à la tête d'un groupe de clandestins d'une cinquantaine d'hommes. Elle est activenemt recherché par la Gestapo de Clermont-Ferrand et de Vichy. L'attaque du maquis de Chatel-Montagne le 15 novembre 1943 la pousse à fonder un groupe moins important le 1er janvier 1944 : le groupe franc « Alice » composé de 11 volontaires, qui s'établit sur la commune d'Arfeuilles. Elle mena de nombreuses actions à la tête de son groupe jusqu'à la Libération puis s'engagea dans l'armée française et participa à la reconquête de l'Allemagne jusqu'au 1er avril 1945. Démobilisée elle rejoignit sa fille de 5 ans et son mari prisonnier. 
Retour : L'armée des ombres

lundi 14 février 2011

Lien documentaire : La politique des otages et les exécutions sommaires

De Juin 1940 à l'été 1941, la répression passe essentiellement par la justice et les condamnations à mort autour desquelles s'organisent une propagande par affiches. Une exécution sommaire est lorsque qu'une personne est arrêtée et mise à mort sans jugement, parfois même sur place ou amenée dans des endroits reculés.

Il s'agit de désigner des détenus dans les prisons françaises et de les exécuter pour venger les morts allemands, intimider la population et susciter la crainte chez les résistants. Les exécutions sommaires ont souvent été utilisées pour terroriser et non pour punir. Les français détenus pour le compte des Allemands sont considérés comme des otages, susceptibles d'être fusillés. A partir de septembre 1941, le décret Keitel, du nom du maréchal du Reich qui en est le signataire, prévoit l'exécution de 50 à 100 communistes pour la mort d'un soldat allemand. Ces exécutions, qui provoquent une émotion importante en France et chez les Alliés, creusent le fossé entre l'occupant et l'opinion française.

En 1941, 95 Communistes et Juifs sont exécutés. Les Juifs ont été sélectionné dans le camp de Drancy et les Communistes dans les camps de Compiègne et de Chateaubriand. Ces exécutions arbitraires se multiplient dans les derniers mois de l'occupation, avec l'approche de la Libération, la montée en puissance de la Résistance et la fébrilité des troupes nazies. 


Avis d'exécution et de déportation dans le journal Le Matin en 1941, 
suite à des actes de résistance

Les principales exécution d'otages ont eu lieu le 22 Octobre 1941 à Chateaubriand, à Nantes et à Paris (48 personnes), le 24 Octobre à Souges près de Bordeaux (50 personnes) et le 15 Décembre (95 otages dont 70 au Mont-Valérien près de Paris et 25 en province).

Jusqu'à l'automne 1942, la répression se durcit avec la généralisation et l'intensification de la Résistance. De Décembre 1942 à Septembre 1943, les déportations sont privilégiées pour rendre la répression plus « discrète » et éviter ainsi de juger les résistants en France. La déportation devient un phénomène de masse jusqu'à la Libération.
Retour : La bataille du rail

Lien documentaire : Oradour sur Glane


 
Le 10 juin 1944 la division Das Reich remonte du sud vers le front de Normandie où a eu lieu le débarquement allié le 6 juin. Elle se trouve alors dans le Limousin.
Vers 14h00 la division arrive à Oradour-sur-Glane à une vingtaine de kilomètres de Limoges.. Une voiture blindée suivie de dix camions, des Haltraks, sillonnent les champs et ramènent les paysans qui travaillent. Les automitrailleuses passent dans toutes les rues. Un officier appelle le maire du village, il veut que tous les habitants soient réunis sur la place. Les habitants pensent qu'il s'agit d'un simple contrôle d'identité mais ils sont surpris par le fait que l'on sépare les hommes et les femmes. Ces mêmes hommes furent encore divisés en six groupes et les allemands les conduisirent dans différentes granges. Là ils furent abattus et les les granges incendiées.

Les femmes et les enfants sont conduits dans l'église que les allemands incendient. Les Allemands entrouvrent la porte et tirent des rafales de mitraillettes dans l'église. Une seule femme réussit à s'enfuir par un vitrail de l'église en montant sur un escabeau elle saute ; une autre femme qui l'a suivi lui jette son enfant. Alerté par les cris de l'enfant les SS arrivent et fusillent la mère. L'autre femme s'enfuit et reste cachée pendant des heures dans un jardin.

Le nombre des victimes d'Oradour sur Glane s'élève à 642 villageois morts dans des conditions atroces. Parmi la population il y avait seulement une dizaine de maquisards qui organisaient des actions ponctuelles de résistance contre les SS.

Oradour est aujourd'hui un lieu de mémoire : l'ancien village, conservé à l'état de ruine, témoigne des souffrances infligées aux hommes, femmes et enfants de cette petite bourgade. Un nouveau village a été reconstruit quelques centaines de mètres plus loin. On y trouve un centre de la mémoire, musée et mémorial qui témoignent des atrocités subies par les habitants.

Retour : Le vieux fusil

Lien vidéo : Le vieux fusil / découverte du massacre au village

Avertissement : certaines scènes de cet extrait vidéo sont difficilement soutenables.

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Article en lien : Massacre d'Oradour sur Glane
Retour :  Le vieux fusil

Lien documentaire : les groupes répressifs du régime de Vichy

Tous ces groupes ont participé à la collaboration avec le régime nazi

La police nationale créée en 1941 sous les ordres de René Bousquet, homme partisan d'une collaboration forte, ce qui arrange l'Allemagne hitlérienne qui avait besoin d'hommes sur le front de l'est. La police nationale organise depuis ce jour, une chasse aux communistes et aux juifs français mais aussi étrangers.

Les GMR: (aujourd'hui CRS) GMR signifie  "groupe mobile de réserve". Ces groupes sont créés en juillet 1941 sous le régime de Vichy. A partir de 1943, ils commencent les opérations de répression de la Résistance puis ils participent aux offensives lancées par le régime de Vichy contre la formation des maquis.


Défilé des GMR "Aquitaine" à Vichy en 1943

Les gestapistes: sont des agents français qui ont travaillé pour la Gestapo allemande. Ils ont été généralement recruté sur place comme à Toulouse, sur 51 agents de la Gestapo, seulement 23 sont Allemands.

La gendarmerie sous le régime de Vichy, elle est placée dans la politique collaborationniste : arrestation des juifs, opérations de police, lutte contre les résistants. Beaucoup de gendarmes obéirent mais il y en a quand même une partie qui s'engagèrent dans la Résistance.

La Milice française fut une organisation paramilitaire créée le 30 janvier 1943 par le gouvernement de Vichy pour lutter contre la résistance. La Milice collabore avec les autorités nazies pour traquer les résistants. Elle a une réputation terrible, elle sème la peur, fait pression sur la population. Constitué d'environ 35000 hommes, la Milice pourchasse les hommes qui prennent le maquis.
Elle est dissoute le 9 aout 1944.



 Un milicien

 Le siège de la Milice à Vichy 
Retour : Lacombe Lucien

Lien documentaire : La torture

La torture est une forme de violence très particulière. Elle nous est connue via les récits des victimes et des bourreaux. Dans un premier temps la torture n'est pas pratiqué systématiquement sauf par les polices politiques (Sipo-sd,brigade spéciale,milice,OVRA).

A côté de la torture physique il existe une torture psychologique: écouter les bruits de douleur de son camarade ou alors la crainte d'être à nouveau torturé par les tortionnaires. Pour les victimes de la torture, leur seule liberté est de s'empoisonner afin de ne plus souffrir grâce au cyanure. La torture devient fréquente à partir de 1942 et est généralisée à partir de 1943. A partir de 1944, les corps des suppliciés ne sont plus cachés.


Je trahirai demain, pas aujourd'hui
Aujourd'hui, arrachez-moi les ongles
Je ne trahirai pas !
Vous ne savez pas le bout de mon courage.
Moi, je sais.
Vous êtes cinq mains dures avec des bagues.
Vous avez aux pieds des chaussures avec des clous.
Je trahirai demain. Pas aujourd'hui,
Demain.
Il me faut la nuit pour me résoudre.
Il ne me faut pas moins d'une nuit
Pour renier, pour abjurer, pour trahir.
Pour renier mes amis,
Pour abjurer le pain et le vin,
Pour trahir la vie,
pour mourir.
Je trahirai demain. pas aujourd'hui.
La lime est sous le carreau,
La lime n'est pas pour le bourreau,
La lime n'est pas pour le barreau,
Le lime est pour mon poignet.
Aujourd'hui, je n'ai rien à dire.
Je trahirai demain

Marianne Cohn


Marianne Cohn est une allemande juive qui part en France avec ses parents durant la seconde guerre mondiale. Marianne Cohn s'occupa d'enfants juifs menacés par la déportation. Arrêtée, elle écrivit pendant sa détention en 1943 Je trahirai demain. Même en subissant la torture Marianne Cohn n'a rien voulut dire pour protéger les enfants. Elle fut exécutée dans la nuit du 7 au 8 juillet 1944.
Retour : Lacombe Lucien

Lien documentaire : l'Affiche rouge


 Le groupe dit de « l'affiche rouge » se nommait en fait le groupe Manouchian, du nom de son chef, Missak Manouchian. Vingt-deux hommes et une femme, essentiellement étrangers, sont sous ses ordres. La seule femme du groupe Manouchian est Olga Bancic. Elle est mariée et son mari fait aussi parti de la Résistance. Ils appartiennent tous au groupe des Francs-tireurs de la main-d'oeuvre immigrée de la région parisienne. L'essentiel de leur activité a lieu durant l'été et l'automne 1943 à Paris. Ils accomplissent près de trente opérations dans Paris dont l'exécution du général Julius Ritter, adjoint pour la France de Fritz Sauckel, responsable du Service du Travail Obligatoire dans l'Europe occupée.

Durant l'automne 1943 le réseau est démantelé et arrêté. Le groupe Manouchian fait alors l'objet d'une propagande importante des allemands qui se servirent des nationalités étrangères des condamnés pour tenter de les présenter comme des terroristes et monter l 'opinion publique contre eux.

A la mi février 1944 s'ouvre le procès du groupe Manouchian. Toute la presse collaborationniste fut invitée et les services de Goebbels le filmèrent. Le but avoué de ces 3 jours de procès à grand spectacle était de monter l'opinion française contre les "terroristes étrangers". En réalité, une seule audience eut lieu, le vendredi 19 février,où le tribunal militaire les condamnera à mort. Ils furent fusillés le 21 février au fort du Mont-Valérien. L'unique femme, Olga Bancic sera décapitée à la prison de Stuttgart le 10 mai 1944.

La « célébrité » du groupe tient par la suite à la parution de « l'affiche rouge » qui est composée des visages de dix immigrés juifs et communistes du groupe. L'affiche rouge à été placardée partout dans Paris accompagnée d'une légende soulignant :
-l'origine étrangère des accusés
-leur judaïté
-le nombre d'actions menées
Sur l'affiche, les portraits sont dans une flèche qui pointe vers les photos des actes de leur groupe (déraillement attentat etc...).
L'affiche rouge a également était imprimé sous forme de tract avec au verso un texte xénophobe et antisémite. On estime que l'affiche fut placardée à 15 000 exemplaires.

En 1955, Louis Aragon écrivit un magnifique poème intitulé Strophes pour se souvenir, librement inspiré de la dernière lettre que Missak Manouchian adressa à son épouse Mélinée. Ce poème sera mis en musique par Léo Ferré sous le titre L'Affiche rouge, en 1959.
Ecouter la chanson et voir le clip :
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Retour film : L'affiche rouge

Lien documentaire : Les procès de résistants

Durant les années 1940 à 1944, il y a eu de nombreuses arrestations de résistants, mais il y a eu que quelques rares procès les concernant. L'un des plus importants fut le procès de la maison de la chimie (7 au 14 avril 1942) qui a concerné vingt-sept combattants appartenant aux bataillons de la jeunesse et à l'organisation spéciale. Sur les vingt-sept, vingt-trois furent fusillés au Mont-Valérien.
Autre grand procès, celui du palais-Bourbon. C'est un procès à grand spectacle qui a frappé l'opinion française. Il a eu lieu en mars 1942, il a concerné sept combattants des bataillons de la jeunesse. Ils furent condamnés à mort et fusillés le 9 mars 1942 au Mont-Valérien.

Maison de la chimie : une jeune combattante des bataillons de la jeunesse en train de se faire juger.

 Maison de la chimie : deux jeunes combattants qui vont se faire juger.
Un des deux garde son humour en tirant la langue malgré sa probable future exécution.
Procès du palais-Bourbon : affiche faite par les allemands pour montrer que ces combattants ont été condamnés à mort et faire peur à la population. 
On peut noter la jeunesse des résistants qui ont tous autour de 20 ans.

Lien documentaire : Les réseaux et mouvements de la Résistance

Au sein de la Résistance française, il faut distinguer deux types d'organisations bien distinctes : les réseaux et les mouvements.

Les réseaux occupent une place fondamentale dans l'action de la Résistance. Ce sont des groupes assez réduits, aux objectifs spécifiques : collecte d'informations, mise en place de filières d'évasion, renseignements, etc. Les Anglais sont les premiers à organiser des réseaux en France, comme le SOE (Special Operation Executive). Modeste à l'origine,en raison du manque de moyens et d'argent, les réseaux prennent de plus en plus d'ampleur. A la fin de la guerre, on répertorie 266 réseaux.

Les mouvements, constitués dès la fin de 1940, ont pour mission de sensibiliser les populations en distribuant des tracts, en publiant des journaux, en fournissant des faux papiers. Les principaux mouvements sont Défense de la France, Témoignage chrétien, Libération Nord, libération Sud, Combat, Franc Tireur. Tous ces mouvements se trouveront unis en mai 1943 par Jean Moulin au sein du Conseil National de la Résistance.

Lien vidéo : L'armée des ombres / Le couloir de la mort

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Lien documentaire : Les camps d'internement et la prison

Prison
Avant la guerre on comptait environ 18 000 prisonniers de droit commun puis on est passé à 36 000 en 1941 et 50 000 en 1942 car le gouvernement Pétain voulait faire passer la répression par des formes légales. Et plus les années passaient plus le nombre de détenus augmentait. En raison de cette augmentation d'autres endroits on servit de lieux de détention car les prisons était devenues trop petites.

Le camp d'internement et de transit
C'est un lieu d'enfermement où sont rassemblés provisoirement tous les détenus. Dans le camp d'internement il existe une vie collective mais sous la stricte surveillance des gardiens. Malheureusement le camp d'internement conduit souvent à l'exécution ou à la déportation. On y trouve essentiellement des résistants, français bien sûr, mais aussi d'autres nationalités européennes dont notamment de nombreux espagnols qui ont fui le franquisme. L'un des plus connus est le fort de Romainville près de Paris. Les camps de transit sont plus spécifiquement destinés à l'internement juifs et des tziganes avant leur déportation vers l'est : camps de Beaune la Rolande, de Pithiviers, de Drancy.

La survie en camp et en prison
En raison de l'augmentation des prisonniers, la survie en prison et dans ces camps se complique. Il y a des pénuries alimentaires et une hygiène déplorable. Malgré cela il est possible de communiquer assez facilement. Ces lieux permettent aussi la rencontre entre résistants. Ils disposent aussi, en principe, de contacts avec les familles.
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Lien documentaire : La Gestapo

La Gestapo a été créée par Göring (ou Goering) en 1934, puis dirigée par Himmler. Elle fut synonyme de terreur et d'arbitraire en Allemagne, puis dans dans une grande partie de l'Europe. Elle exerça une répression dans tous les territoires occupés. Himmler (à gauche sur la photo) en prend le contrôle en 1936. Son bras droit se nomme Heydrich (à droite).


À Paris, c'est Kurt Lischka qui dirige la Gestapo à partir de l'automne 1940 en s'installant rue des Saussaies (8e arrondissement). Le président du Conseil français, Pierre Laval, se met notamment d'accord avec les nazis pour mener efficacement l'arrestation des Juifs par la police française. Au total 80000 Juifs de France sont déportés.

En France, elle a aussi la charge de parfois contrôler et censurer le courrier: elle appose sur les plis contrôlés un cachet rond où figure la légende «Geheime Staatspolizei» avec au centre l'aigle allemand à croix gammée.
Rue Lauriston, rue des Saussaies, rue Bassano, rue de la Pompe, avenue Foch, hôtel Ritz, Crillon... Autant de lieux prestigieux aux noms évocateurs. Et pourtant. ces chics arrondissements de Paris portent la trace sombre des pires heures de la collaboration.
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vendredi 11 février 2011

Lien documentaire : le Mont Valérien



Le mont Valérien est une colline située à quelques kilomètres de Paris, près de Nanterre. La forteresse du XIXème siècle est un lieu d'exécution utilisé par les troupes d'occupation allemandes. Les condamnés sont fusillés dans la clairière située en contrebas. L'état actuel de la recherche historique permet d'identifier plus d'un millier de fusillés. 
 
Elle est utilisée dans un premier temps pour des exécutions individuelles de Résistants du 1er janvier au 28 novembre 1941. Puis ce lieu devient un lieu d'exécutions collectives, ce qui concerna environ 260 otages. C'est le cas des membres de l'affiche rouge.

Dès 1945, le Mont-Valérien est retenu par le général de Gaulle pour accueillir un monument aux morts de la guerre de 1939-1945. Devenu Président de la République, le général de Gaulle décide la création d'un Mémorial de la France combattante, inauguré le 18 juin 1960.

Au début de 2000, il est décidé d'ériger un monument aux fusillés du Mont-Valérien. Y sont inscrits les noms des fusillés du Mont-Valérien, ainsi qu'une dédicace : "Aux résistants et aux otages fusillés au Mont-Valérien par les troupes nazies 1940-1944 et à tous ceux qui n'ont pas été identifiés". 



Cette photo est probablement celle de l'exécution de groupe Manouchian, le 21 février 1944. Ce cliché fait partie d'une série de photographie clandestines prises par Clémence Ruther sous-officier allemand de la Feldgendarmerie. 
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